Quand atteindre ses objectifs fait disparaître le syndrome de l’imposteur

Il y a des objectifs qui nous font sentir comme des imposteurs. Je l’ai vécu pleinement au début de mon aventure dans la création de bijoux. Le syndrome de l’imposteur était bien présent, prêt à me faire rebrousser chemin.

En tant que designer industriel, je puisais dans ma formation et mon expérience, mais plus encore dans les compétences acquises en grandes entreprises : négocier, débattre, confronter différentes opinions et transformer les obstacles en opportunités. Même dans les moments difficiles, je ne pouvais pas m’effondrer, car je portais ce projet avec ma fille, elle-même jeune maman, et nous aspirions toutes les deux à être un modèle idéal pour nos enfants et petits-enfants. Cette responsabilité ajoutait de la pression, mais aussi une force incroyable pour continuer malgré les doutes.

Chaque défi a été l’occasion d’innover. Les idées se succédaient, donnant naissance à une véritable recette créative où recherche et originalité se rencontraient. Faire connaître nos bijoux a été une ascension exigeante, mais nos efforts ont été récompensés.

Après deux ans, nous avons remporté le Prix Coup de cœur CANADIENS, remis par Maison Simons et Fabrique 1840. Cette reconnaissance nous a ouvert les portes pour devenir fournisseurs officiels dans la catégorie VISION, dédiée aux produits écoresponsables. Depuis, nos bijoux sont proposés à un public canadien engagé et nos ventes continuent de progresser.

Notre travail a également été reconnu à l’international : en 2025, VOX & OZ a reçu deux prix prestigieux de LUXlife Magazine :

  • Global Excellence Awards 2025 – Best 3D Eco-Jewellery Brand – Canada

  • Sustainable Fashion Innovation Award 2025 – Canada

Pourtant, malgré ces succès concrets, le syndrome de l’imposteur restait présent. Je n’étais pas une joaillière de réputation, juste une designer qui avait osé créer et apprendre sur le tas. Chaque prix, chaque partenariat, chaque reconnaissance a été une victoire contre cette voix intérieure qui doute.

Après sept années de travail acharné, je peux dire aujourd’hui que ce syndrome recule. La reconnaissance extérieure aide, mais la vraie force vient de la confiance en ses compétences, de la persévérance et de la passion que l’on met dans son travail. Atteindre ses objectifs ne fait pas disparaître les doutes du jour au lendemain, mais peu à peu, ils laissent place à la fierté et à l’envie de continuer à innover.

Avec fierté et passion,
Brigitte Cantin, cofondatrice de VOX & OZ


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