Le confort change-t-il notre rapport à la beauté?

 

Parce qu’après huit heures de réunions stratégiques, si en plus mes lobes d’oreilles souffrent, il y a des limites au leadership féminin. Et ça, pour Vox & Oz, c’est extrêmement précieux.

 

Cette phrase me fait rire beaucoup plus qu’elle ne le devrait. Mais il faut comprendre une chose importante à mon sujet : je demeure profondément convaincue d’avoir accidentellement raté une immense carrière en humour.

Oui. Vraiment.

Je sais que cela peut surprendre les gens qui me connaissent surtout à travers mes textes réfléchis, mes discussions sur le design ou mon apparence raisonnablement professionnelle.

Mais la vraie Brigitte? Elle est beaucoup plus divertissante que ce qu’Internet laisse croire.

Une sorte de mélange entre entrepreneure, designer, penseuse existentielle… et talent humoristique largement sous-estimé.

Malheureusement, certains membres de ma famille — dont mon gendre — refusent encore de reconnaître officiellement mon génie comique.

J’ai choisi de rester digne dans cette épreuve.

Mais derrière l’humour, il existe une réflexion qui m’habite depuis longtemps.

Pendant des années, j’ai évolué dans des univers professionnels où l’image occupait une place importante.

Pas seulement l’apparence.

La présence.

La façon d’entrer dans une pièce.
D’inspirer confiance.
De projeter une certaine assurance sans même parler.

Et comme plusieurs femmes, j’ai rapidement compris les codes silencieux de la féminité professionnelle :
les chaussures magnifiques mais franchement hostiles,
les vêtements parfaitement structurés,
les accessoires lourds qu’on enlève discrètement dès qu’on retrouve sa voiture.

Personnellement, j’ai toujours aimé les objets expressifs.
Les détails qui révèlent discrètement une personnalité plus créative, plus originale, un peu moins conventionnelle.

Mais je cherchais constamment le même équilibre :
pas trop “bling”,
pas trop classique,
et surtout…
pas trop lourd.

Parce qu’au fond, le confort influence beaucoup plus que notre corps.

Il influence notre présence.

Quand on est inconfortable, ça finit toujours par paraître :
dans notre patience,
dans notre posture,
dans notre énergie,
et probablement aussi dans notre tolérance face aux réunions qui auraient très bien pu être un courriel.

À l’inverse, lorsqu’on se sent réellement bien dans ce qu’on porte, quelque chose change.

On devient plus naturel.
Plus libre.
Plus soi-même.

Et je crois aujourd’hui que plusieurs femmes ne cherchent plus seulement à être belles.

Elles cherchent à se reconnaître dans ce qu’elles portent.

C’est probablement là que ma réflexion sur le bijou a réellement commencé.

Je cherchais des pièces modernes, architecturales, expressives… mais suffisamment légères pour être portées toute une journée sans souffrance inutile.

À l’époque, je ne trouvais pas vraiment ce que je cherchais.

Alors sans le savoir, j’imaginais déjà ce qui deviendrait plus tard Vox & Oz.

Une marque née d’une idée très simple :
les femmes ne devraient jamais avoir à choisir entre élégance, créativité et confort.

Parce que peut-être que le vrai luxe moderne n’est plus simplement l’apparence.

Peut-être que le vrai luxe aujourd’hui…
c’est le confort d’être pleinement soi-même.

Même lorsqu’on possède un génie humoristique tragiquement sous-estimé par sa propre famille.

— Brigitte Cantin
Fondatrice et designer de Vox & Oz



Laissez un commentaire

Ce site est protégé par hCaptcha, et la Politique de confidentialité et les Conditions de service de hCaptcha s’appliquent.